Clef 2 : LE NON-JUGEMENT

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Clefs"

Laissons à chacun le choix de ses expériences ! Ne jugeons pas ! Lorsque nous jugeons, nous nous immisçons dans la réalisation de vie d’un autre. N’avons-nous pas suffisamment à faire avec la nôtre ? Juger veut dire que nous détenons la vérité de l’autre. Ne commettons pas l’erreur de croire cela. Cela voudrait dire que la vérité de chacun se trouve chez un autre, nous risquons de chercher la nôtre longtemps !

Il faut, bien entendu, considérer plusieurs sortes de jugements. Il y a la justice que les hommes ont établie et qui dit que tel acte est un délit et que tel délit vaut telle peine. Cette justice fait partie des règles du jeu de la société. Elle a sa raison d’être, mais que vaut-elle ? Bien peu de choses en réalité face à la justice de l’Univers. La justice des hommes, c’est punir un comportement contraire aux normes en vigueur. Notons que cette punition est tout à fait subjective puisque les normes varient d’un pays à l’autre et d’une époque à l’autre, et les sentences de même. Sa valeur ne va pas dans un sens d’évolution de l’homme mais, je le répète, elle fait partie des règles du jeu, règles plus ou moins bien appliquées, comme toute règle subjective, et je ne la remets pas en question. Sans règles, nous ne pourrions collectivement rien construire.

Peu de gens, en fait, participent activement à cette justice (il y a en effet peu de magistrats ou professionnels divers de cette justice par rapport au nombre d’habitants de la planète), mais, par contre, tout le monde y participe passivement (bien que cette passivité soit toute relative quand on songe à la puissance de la pensée) en condamnant « activement » telle ou telle conduite.

Les règles de cette justice naissent de la tolérance ou de l’intolérance de chacun d’entre nous.

Il y a quelques décennies le naturisme était montré du doigt et une personne nue, seule sur une plage isolée, pouvait être poursuivie pour attentat à la pudeur. Aujourd’hui les mœurs ont évolués et les valeurs éthiques et morales du naturisme sont reconnues. Chez nous on peut trouver très mignon deux amoureux qui « se bécotent sur un banc public » ; dans certains pays ils sont jetés en prison car cela va contre la morale. Les exemples ne manquent pas de cette subjectivité des règles de la justice des hommes, règles qui évoluent en fonction de la masse la plus importante des pensées émises dans un sens ou dans l’autre.

A chaque fois que nous pensons ou disons avec véhémence qu’une chose ne se fait pas et, surtout, que nous refusons tout autre point de vue, nous renforçons la masse de pensées collectives qui va dans le même sens. « C’est très bien », pourriez-vous croire, mais vous faites erreur car c’est faire place à l’intolérance et, en vertu de la Loi de Cause à Effet, nous serons nous même, d’une part, confrontés à l’intolérance et, d’autre part, nous serons très souvent confrontés à ce qui ne se fait pas (selon nous) jusqu’à ce que nous comprenions la part de nous qui est choquée, jusqu’à ce que nous acceptions qu’il n’y a pas des « choses » qui se font et d’autres qui ne se font pas, mais qu’il y a des « choses » qui sont. Point. Il faut concevoir que tout est l’émanation de la réalisation de vie d’une ou de plusieurs personnes dans l’instant où cela est vécu.

Tout a sa raison d’être, même si cette raison nous échappe.

- ( la petite voix) : "On se fiche de tout alors ?"

Accepter qu’une « chose » soit ne veut pas dire laisser faire. Accepter qu’une « chose » soit c’est reconnaître son utilité, sa nécessité, dans le plan de vie de toutes les personnes qui la croisent. Si nous la rencontrons, c’est qu’elle fait aussi partie de notre réalisation de vie, même si ça se passe à l’autre bout de la planète et que nous disons : « qu’est-ce qu’on y peut ? » ou : « c’est ignoble ! Jusqu’où iront les hommes ? Pourquoi laisse-t-on faire ça ? ». Si cet événement vient jusqu’à nous, même par de simples images télévisées, c’est que nous sommes concernés. Si cela soulève une émotion en nous, c’est que nous sommes concernés. Sachez qu’à partir d’une simple pensée nous influons sur cet événement. Certes, notre pensée, à elle seule, ne va pas changer la face du monde, mais des milliards de pensées répétées font du monde ce qu’il est et peuvent faire du monde ce qu’il sera. Cela sera développé dans les chapitres suivants.

Apprenons à développer de la compassion au lieu de développer de la haine ! La haine et la révolte peuvent être les émotions premières, mais transcendons-les ! Lorsque suffisamment de personnes penseront constructif, dans un sens d’Amour, le monde bousculera ses tendances actuelles de pouvoir et de cupidité. Soyons cohérents dans nos actes quotidiens ! Si nous refusons l’esclavagisme, n’achetons plus de pantalon neuf à 5 euros ! Si nous pensons que ce que nous pouvons faire ne sera qu’une goutte d’eau dans l’océan et que cela ne sert à rien, alors ok ! Que chacun garde sa goutte d’eau ! Mais que serait l’océan si aucune goutte n’y reposait ?

J’insiste, ce chapitre est consacré au non-jugement. Tout a sa raison d’être, tout ce qui existe, tout ce qui a lieu, doit exister et avoir lieu. Mais pas pour perdurer ! Cela existe pour être transcendé et, pour que cette transcendance ait lieu, il faut parfois beaucoup secouer les consciences. Bien entendu, aucune femme ne devrait être violée, aucun enfant martyrisé, aucun homme tombé sous les balles ennemies ! Mais soyons logique, puisque la pensée crée, quel système de pensées avons-nous développé pour en arriver là ? Depuis quand les tribunaux - donc l’opinion publique – prend la souffrance psychique d’une femme violée sérieusement en considération ? Depuis quand les droits de l’enfant sont-ils reconnus ? Depuis quand sont-ils partiellement appliqués et combien de temps faudra-t-il encore pour qu’ils soient généralisés ? Combien de pays ne considèrent pas ces voisins comme des ennemis potentiels ? D’accord, avec l’Europe, les frontières se sont élargies, mais la menace n’a fait que s’éloigner ; on continue à développer « la force dissuasive... », donc on entretient la guerre.

Que cela soit bien clair : empêchez un agresseur d’agresser si cela est possible pour vous, condamnez l’acte contraire à l’amour qui consiste à attenter à l’intégrité d’autrui si cela fait partie de vos convictions et de vos possibilités physiques ou intellectuelles, mais ne jugez pas l’acteur.

 
 
 
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