Clef 3 : L’ACCEPTATION

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Clefs"

L’acceptation n’est ni la soumission ni le fatalisme !

Accepter, c’est reconnaître la présence d’un fait, le reconnaître pour ce qu’il est à cet instant précis de notre vie. L’Acceptation est le pendant de l’Observation : sans jugement ni a priori nous prenons l’élément tel qu’il se présente. C’est cette attitude qui nous permettra, dans un second temps, de poser les actes justes pour passer à autre chose si l’élément rencontré ne nous convient pas. Il est à noter que les éléments positifs sont, eux aussi, parfois difficiles à accepter et beaucoup de personnes se retranchent derrière des phrases du style « c’est trop beau, ça ne peut pas durer » pour remettre en place inconsciemment le cheminement qui leur permettra de retrouver « leur bonne vieille vie avec leurs bonnes vieilles habitudes ». Ce sont d’ailleurs souvent ces mêmes personnes qui se plaignent de leur sort ! Nous reviendrons sur ce point dans le chapitre consacré aux Pensées-Paroles-actions. Ici observons surtout l’acceptation de ce que l’on appelle le négatif.

Accepter, c’est intégrer sa Responsabilité dans l’acte qui arrive, qu’il soit négatif ou positif. Accepter c’est prendre conscience que nos pensées, paroles et actions antérieures ont été les réactifs et que l’événement que nous vivons en est le produit.

Il ne s’agit pas de se soumettre à ce qui arrive, il s’agit d’en accepter la réalité pour observer les points à travailler.

Prenons un exemple : votre appartement a été cambriolé. Votre première réaction pourra être la révolte, l’abattement ou le refus de la situation. Cette première réaction est normale et elle a sa raison d’être : elle permet à vos émotions de se libérer. Ensuite vous pourrez observer ce qui se passe en vous à travers la reconnaissance des faits : des objets ont disparu. Cette reconnaissance vous guidera vers l’Acceptation si vous sortez du jugement : « Pourquoi moi ? Ce n’est pas juste... » et que vous vous placez dans l’Ici et Maintenant : « des objets ont disparu, mes repères dans cet instant sont ceux-ci » (la perte d’objets est aussi une perte de repères, physiques et/ou affectifs).

Si vous intégrez ces nouveaux repères comme étant votre vérité de l’Ici et Maintenant, s’il n’y a en vous aucune once de sentiment d’injustice, aucune souffrance cachée, vous serez dans l’Acceptation. Il ne s’agit pas d’opérer un raisonnement intellectuel, c’est corps et âme que vous devez ressentir cette Acceptation. Cela ne s’explique pas, cela se vit. Cela ne vous empêchera pas d’effectuer les démarches matérielles nécessaires (déclaration de vol auprès de la police et de votre assureur, réparations éventuelles, etc.), mais cela se fera sans haine, sans amertume, sans souffrance. Vous êtes en train de transcender une expérience ; cette expérience étant reconnue comme le résultat de pensées, paroles ou actes antérieurs (Loi de Cause à Effet). Transcender une expérience, c’est aller au-delà ses apparences. Par cette transcendance vous pourrez définitivement annihiler le négatif ressenti. Dans cet exemple, si votre expérience était de vivre les émotions liées à un cambriolage, par cette acceptation - pleine et entière - des objets pourront être retrouvés. Si votre expérience était d’apprendre le détachement, vous ne connaîtrez aucune nostalgie en pensant au vase disparu de la grand-mère. Vous pourrez aussi voir disparaître le sentiment d’avoir été « violé(e) », d’avoir « toujours trop fait confiance », etc...

L’Acceptation est le seul moyen que nous ayons pour intégrer un événement dans un ensemble : l’ensemble de notre existence.

Rien n’est le fruit du hasard, et puisque c’est nous qui avons, consciemment ou non, mis en place cet événement dans notre vie, nous avons aussi tout en nous pour le transcender, pour nous en débarrasser définitivement. Je précise « définitivement », car une chose non acceptée et apparemment écartée de notre route par n’importe quel moyen reviendra sous une forme ou sous une autre. Dans cet exemple du cambriolage, la non-acceptation sera signe d’une souffrance latente, souvent accompagnée de la peur d’être à nouveau cambriolé. Cette peur installera un état vibratoire qui attirera à nouveau menus ou gros larcins ; c’est la loi d’attraction (voir le chapitre consacré aux Pensées-Paroles-Actions). Nous ne pouvons pas ne pas vivre jusqu’au bout une expérience que nous avons mise en place.

- ( la petite voix) : "Ca ressemble à du racket ! J’accepte et on me fiche la paix, je refuse et on m’agresse à nouveau. On m’a appris à ne pas me laisser marcher sur les pieds, pas à tendre l’autre joue !"

Il est vrai que le processus de l’Acceptation peut souvent être dérangeant. Il est parfois difficile d’accepter d’avoir été abusé. Nous pouvons nous sentir humiliés, vexés ou avoir peur de passer pour… (choisissez le terme qui vous convient en fonction de l’abus). Accepter veut alors dire que nous avons l’impression d’avoir été « inférieurs » à l’autre, ce qui est faux bien sûr, mais nous pouvons le croire et… risquer de ne pas l’accepter.

Cette phase d’Acceptation est cependant indispensable sur le Chemin de l’Evolution de l’Etre.

Ou plus simplement sur le chemin du bien-être. Il ne s’agit pas de tendre l’autre joue, il s’agit de clore le chapitre.

Il y a en nous une part Divine (donc parfaitement pure). Si ce mot de « Divine » vous dérange, appelez cette part de vous-même votre subconscient, votre supra-conscient ou tout autre chose. Ce ne sont que des mots. Cette part est notre essence, notre « noyau dur ». C’est vers cette part que nous tendons tous, que nous le voulions ou non, que nous l’acceptions ou non. Tendre vers cette part implique de traverser les différentes couches qui la recouvrent et implique, par conséquent, l’Acceptation de tout ce qui se trouve sur le chemin ; l’Acceptation de toutes les Pensées, refoulées ou non, qu’elles aient donné naissance à des Paroles ou non, à des Actes ou non. Bien sûr, également l’Acceptation de toutes les Paroles ou de tous les Actes que nous avons commis ou rencontrés, quels qu’ils soient. N’oubliez pas que ce que nous rencontrons nous l’avons attiré car cela est nécessaire à notre évolution, cette évolution pouvant se résumer à la prise de conscience de notre pouvoir créateur à travers nos pensées, nos paroles et nos actions. A travers ce que nous rencontrons nous comprenons qui nous sommes, où nous en sommes. A ce sujet il revient à ma mémoire une petite histoire pleine de Sagesse, lue dans un magasine, et à méditer…

C’est un maître en art martiaux qui propose à ses 10 élèves de l’attaquer, chacun d’entre eux étant muni d’un bâton, le maître à mains nues. Les élèves hésitent, étant sûrs de leur supériorité de par leur nombre et de par les bâtons. Sous l’insistance du maître, ils s’exécutent et sont très vite terrassés. L’un des élèves dit alors : « Maître, si vous vous trouvez face à 10 agresseurs munis d’une arme à feu, là, vous ne pourrez rien faire ! ». Le maître de répondre : « mais je n’ai pas besoin d’attirer cette situation à moi ».

Laissez un commentaire ? Cliquez ici pour rejoindre le blog !

 
 
 
Sophro-Thérapie-Existentielle Méthode Marc LUCAS et son logo sont des marques et modèles déposés.