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L’art d’entretenir sa déprime

UN CADEAU POUR VOUS À LA FIN DE CET ARTICLE !

Depuis sept ans que nous habitons, ma femme et moi, dans cette magnifique région du Sud-Aveyron, nous nous émerveillons toujours de la beauté des lieux. Ces monts et ces vallées, ces forêts et ces plaines, cette lumière si souvent différente qui modèle les paysages, leur donnant tantôt des allures fantasmagoriques lorsque le brouillard envahit tout, transformant un arbre fatigué en monstre au repos, tantôt des allures d’estampe japonaise lorsqu’au petit matin les brumes s’étirent dans les vallées telles des voiles de fin tissu qui veulent cacher encore quelques instants les beautés des courbes de Dame Nature. Et je ne parle pas de la magnificence des rapaces qui dansent dans le ciel, de la tendresse des chevreuils, du regard du renard qui se demande s’il doit fuir de suite ou s’il peut continuer encore à muloter, du lièvre qui ne se pose plus cette question lorsqu’il pressent un risque, ni même du mulot qui a tant de dangers à éviter...

Un jour que je discutais avec un agriculteur du village d’à côté de chez nous, je lui ai demandé s’il savait encore apprécier tout cela. Il m’a simplement répondu : « j’ai toujours vécu là, alors je ne fais plus attention ».

« J’ai toujours vécu là, alors je ne fais plus attention ».

Je ne fais plus attention... Ça vous parle ? Oui ? Non ? Peut-être ?

« Bof ! Après tout, quelle importance ? Ce n’est pas ça qui va changer ma vie et faire que les choses iront mieux » vous dites-vous peut-être ?

Suivez-moi encore quelques instants, s’il vous plaît, la suite pourrait vous intéresser.

Je vais vous proposer un petit jeu. Un petit jeu d’observation. Vous allez observer votre fonctionnement habituel dans votre vie de tous les jours et surtout d’observer les pensées qui vous accompagnent.

Vous vous levez le matin, vous vous préparez, peut-être emmenez-vous les enfants à l’école avant d’aller au boulot, vous déjeunez avec vos collègues, quelques courses avant de rentrer chez vous le soir, le repas, la soirée devant la télé, le coucher... et pendant tout ce temps vos pensées vous accompagnent. Elles sont là, soit réfléchies, soit spontanées. Soit euphorisantes, soit déprimantes, parfois neutres. Elles sont au premier plan ou en arrière fond, franches ou sournoises, uniques ou récurrentes. Elles sont là et occupent votre esprit toute la journée, que vous le vouliez ou non. Elles meublent vos moments d’action comme vos moments de repos. Mais que vous disent-elles ? Vers quelles émotions vous dirigent-elles ? Vous remplissent-elles de bien-être ou sont-elles porteuses de messages de lassitude, voire de tristesse ?

« Je ne fais plus attention ». Et si tout était dans cette phrase ? Et si le fait de ne plus faire attention à tout ce qui nous est donné de beau, de doux, de réconfortant pour ne plus nous occuper que de ce qui est préoccupant était destructeur ?

Mais au fait, pourquoi mets-je ça à la forme interrogative ? Non, je l’affirme. Ne plus porter notre attention sur tout ce qui nous est donné de beau, de doux, de réconfortant pour ne plus nous occuper que de ce qui est préoccupant EST destructeur. Oh, pas forcément violemment ! Non, juste insidieusement. Doucement. Au fil du temps. Un champignon qui ronge les fondations. Parfois on peut ressentir que « quelque chose ne va pas », alors on donne encore plus d’importance à nos actions, ne pas prendre le temps de penser, surtout pas ! Mais les pensées sont là, quand même, apparemment passées en second plan, mais toujours en premier plan de nos émotions. Nos pensées toujours cultivées dans le même sens, celui qui montre ce qui ne va pas, celui montre ce qui pourrait aller mieux. « Ah oui ! J’irais beaucoup mieux si j’avais ceci ou cela, si untel était plus comme si et moins comme ça, si telle chose ne m’était pas arrivée. J’irais beaucoup mieux si je pouvais refaire le monde, mon monde, à ma façon. »

« J’irais beaucoup mieux si... » Et notre petite phrase du début, que disait-elle ? « Je ne fais plus attention ». Et si l’on accorde les deux ça donne : « j’irais beaucoup mieux si je faisais plus attention ». Si je faisais plus attention à ce que j’ai au lieu de fixer mon attention sur ce que je n’ai pas. La souffrance ne vient pas du manque, elle vient de la comparaison, ai-je déjà eu l’occasion de dire, mais j’ajouterai aussi que la souffrance ne vient pas du manque, elle vient de l’oubli de tout ce qui est positif et que l’on ne sait plus voir. À force de charger le plateau de la balance en négatif, même à dose homéopathique, jour après jour, cela finit par peser et la déprime s’installe.

Pour reprendre l’exemple du début, ne plus faire attention à un beau paysage quotidien n’aura aucune incidence chez les personnes qui sauront valoriser d’autre éléments de leur vie ; mais cela pourra être destructeur pour les personnes qui ne valorisent que trop peu d’éléments, voire pas du tout.

Alors si vous sentez que trop de choses vous échappent, si vous sentez que trop de lassitude s’est installée en vous, je vous invite à prêter attention à toutes les petites choses du quotidien qui vous sourient et devant lesquelles vous ne manifestez que de l’indifférence. Un paysage, une fleur, le confort d’un fauteuil, un bon film, un sourire reçu, un repas, un toit, et tant et tant de choses qui sont là, à votre portée. Même les choses les plus infimes. Cela ne fera pas disparaître vos soucis mais, petit à petit, vous rechargerez l’autre plateau de la balance pour avancer vers votre équilibre. C’est en retrouvant l’équilibre que les soucis prennent une autre forme, qu’ils sont relativisés, atténués, qu’ils disparaissent souvent car souvent nés d’une interprétation erronée d’un événement. C’est en retrouvant l’équilibre que l’on apprend à voir, à reconnaître ou à imaginer tous les aspects d’un événement, et pas seulement l’aspect qui nous dérange sur l’instant.

VOTRE CADEAU !

Dans le livre « En Chemin vers Soi avec la Sophro-Thérapie Existentielle M.M.L. » (tome 2 ) je propose un exercice facile à mettre en application pour ré-apprivoiser les aspects positif de nos vies. L’exercice « Aujourd’hui j’ai vécu... »

Si vous ne l’avez pas encore, je peux vous le faire parvenir (l’exercice, pas le livre !), gracieusement, sans aucune contrepartie. Il vous suffit de m’en faire la demande par courriel.

Passerez-vous encore votre vie sans la voir ?

M.L.

P.S. : un complément à cet article sur le blog

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