LE COUPLE

Sujet de tant d’amour et de tant de haine !!! Et si nous regardions de plus près comment fonctionne cette drôle d’alliance ?

1er EPISODE : LA NAISSANCE DU COUPLE

Deux êtres se rencontrent. Ils s’aiment. L’entité couple se forme et va mettre en place certains éléments adjacents, comme par exemple des enfants, mais tout aussi bien n’importe quel autre projet pour lequel cette union a sa raison d’être, à commencer par le fait de se rendre heureux mutuellement et séparément.

Mais reprenons le projet « enfants ». Il y aura pour eux « les parents » (entité couple), mais aussi « maman » et « papa » (entités individuelles). Aux yeux des autres il y aura « les Dupont » (entité couple), mais aussi « Gertrude » et « Gaspard » (entités individuelles). Pour les parents de Gertrude et Gaspard il y aura « les enfants » ou encore « les parents de nos petits enfants » (entité couple), mais aussi « notre fille », « notre fils », « notre belle-fille », « notre gendre », et espérons-le, « Gertrude » et « Gaspard » (entités individuelles). Enfin, pour Gertrude et Gaspard, au sein de leur couple, il y aura « les parents », « les Dupont », « les enfants » (entité couple), mais ils devront savoir rester « Gertrude » et « Gaspard » (entités individuelles). Cela chacun doit l’entendre et l’accepter pour lui – « je suis Gaspard » -, mais aussi l’entendre et l’accepter pour l’autre – « elle est Gertrude » - et non pas seulement « elle est ma femme » ou « il est mon mari » .

Cela veut dire :

- « Je suis Gertrude (ou Gaspard), j’ai des goûts qui me sont propres, des idées qui me sont propres, et je respecte cette part de moi-même ».

Mais aussi :

- « Elle est Gertrude (ou Gaspard), elle (il) a des goûts qui lui sont propres, des idées qui lui sont propres, et je respecte cette part d’elle-même (de lui-même) ».

C’est uniquement à partir de cette reconnaissance et de ce respect mutuel que va pouvoir se constituer sainement l’entité couple. « J’apporte ceci, tu apportes cela, que pouvons-nous faire ensemble ? ».

Et ne parlons pas de concessions ! Combien de fois ai-je entendu « qu’un couple ce sont des concessions » ! Que veut dire concession si ce n’est : « renie cela chez toi et je t’aimerai, sinon... », ou encore : « pour qu’il (elle) m’aime j’accepte de faire des concessions sur tel point », autrement dit : « je renie telle part de moi-même », et encore : « il (elle) m’a fait des concessions, je me dois d’en faire autant ».

On peut, bien sûr, être amené à effectuer un certain travail personnel pour que l’harmonie soit totale dans le couple, mais effectuer un travail sur soi ne veut pas dire renier ses idéaux.

Prenons un exemple : Monsieur est un habitué des sorties très fréquentes entre copains. A un moment de sa vie, celui où il choisit de construire un couple, il sera amené à faire des choix.

- « Mon choix aujourd’hui est-il de vivre en couple ou entre copains ? Suis-je prêt à respecter ma femme ou ne vais-je la considérer que comme un accessoire nécessaire entre deux virées ? Qu’est-elle prête à accepter de moi ? Que suis-je prêt à accepter d’elle ? Quel image du couple avons-nous tous les deux ? » Etc...

Madame, de son côté, peut se poser des questions identiques quant aux changements que le couple apportera dans sa vie. Elle peut accepter les sorties de Monsieur si elle-même y trouve du bon temps (sorties entre copines, passe-temps personnel, etc...), mais elle peut aussi se sentir abandonnée si elle aime les soirées à deux. Quelles sont les possibilités qui s’offrent alors à ces deux individualités avant de décider de la construction de leur couple ?

1) Monsieur ne se sent pas prêt à abandonner ses copains, Madame accepte car elle-même en profitera pour vivre de son côté ce qu’elle ne pourrait partager avec lui. Le couple peut naître.

2) Monsieur se sent prêt à abandonner ses copains car il arrive à un stade de sa vie où ses priorités changent, d’autres valeurs se mettent en place, notamment celle de vivre à deux. Le couple naît.

3) Monsieur ne se sent pas prêt à abandonner ses copains, Madame accepte cette situation « par obligation » car elle est follement amoureuse, donc elle concède et elle souffrira à plus ou moins brève échéance si aucun travail n’est effectué de part et d’autre en cours de route.

4) Monsieur ne se sent pas prêt à abandonner ses copains, il accepte quand même de le faire, « par obligation », car il est follement amoureux, donc il concède et il souffrira à plus ou moins brève échéance si aucun travail n’est effectué de part et d’autre en cours de route.

5) Monsieur ne se sent pas prêt à abandonner ses copains, Madame n’entre pas dans le jeu des concessions amoureuses, donc chacun continuera à vivre ce qu’il a encore à vivre, sans frustrations si ce n’est un chagrin d’amour. Mais ne vaut-il pas mieux un chagrin d’amour vécu en conscience que des frustrations, des reniements accumulés au fil des années et la rupture qui arrivera en tout état de cause ? Et s’il n’y a pas rupture « parce que ça ne se fait pas chez nous », il y aura autodestruction du corps à travers la maladie.

ATTENTION : je ne veux pas dire qu’il faut bâtir un couple avec la tête ! C’est le cœur qui doit parler, les émotions, mais aussi l’objectivité de la situation. Beaucoup de choses sont dites et entendues dès les premiers instants de l’amour. Souvenez-vous ! Entre deux baisers vous aviez le temps de parler, d’écouter, d’apprendre à vous connaître un peu, en tout cas suffisamment pour savoir si les grandes lignes de vos existences allaient dans la même direction. Si vous Madame vous rêvez d’un grand appartement en centre ville avec luxueuse voiture et six enfants et que vous Monsieur rêvez d’une ferme avec veaux, vaches et cochons et surtout pas d’enfants, regardez comment aménager vos idéaux pour que chacun soit respecté. Si les deux êtres n’ont en commun que l’amour des corps et des cœurs avec beaucoup trop de regards divergents sur l’existence, mieux vaut construire une belle histoire d’amitié où ne seront partagés que les points communs qu’une fausse histoire de couple qui ne pourra tenir. Ou alors vivez pleinement l’instant présent en vous aimant sans penser à demain et acceptez, si elle survient, la rupture de votre couple comme une suite logique à votre histoire, en continuant à vous porter respect et amour mutuel dans vos individualités.

La réussite d’un couple ne se mesure pas dans la durée, mais dans la qualité des moments vécus et dans le respect permanent de soi et de l’autre.

Chaque reniement de soi, même par amour, est une souffrance que l’on s’inflige et qui amène l’être à se détruire. S’il y avait moins de reniement de soi (et là il ne s’agit plus seulement de la notion du couple) la consommation d’antidépresseurs serait moins importante.

Là ont été plantées les bases du couple, celles qui définissent si l’on peut faire à deux un bout de chemin. Voyons maintenant comment doit évoluer le couple.

2ème EPISODE : LA VIE DU COUPLE

Comme il a été dit plus haut, chaque être a sa propre individualité, ce qui veut dire que chaque être change, évolue. Comment affirmer que les deux êtres évolueront dans le même sens ?

Si dès le départ le couple est fondé sur le respect de l’autre et le respect de soi, sur l’acceptation de l’individualité propre à chacun et non pas sur « l’entité couple », il y a tout à parier que, quels que soient les changements individuels qui interviendront, ils se feront en harmonie dans l’entité couple, parce que chacun acceptera que l’autre ne soit plus conforme au modèle du départ.

Prenons un cas extrême :

Madame et Monsieur en sont arrivés à avoir des directions de vie diamétralement opposées (Madame est chef d’entreprise très cartésienne et Monsieur veut avoir une vie de moine zen). Leur conception de la vie diffère totalement. Monsieur pourra parler de confiance en la Vie, de Providence, etc... à ses enfants alors que Madame leur parlera de carrière et de placements financiers. Monsieur pourra vivre un état de quasi-chasteté alors que Madame pourra éprouver le besoin d’une sexualité très épanouie... en d’autres lits.

Si chacun vit cela dans le respect de soi et le respect de l’autre, le couple a sa raison d’être. Chaque individu a des choses à apprendre grâce à l’autre et l’entité couple a des choses a apprendre et à transmettre aux autres. La vie est un champ d’expériences, et tout est occasion d’expériences et d’enrichissement.

Dans cet exemple, les aventures extra-conjugales de Madame peuvent, dans un premier temps, faire du mal à Monsieur (inversez les rôles si cela vous convient mieux...). Il pourrait alors se « braquer » et divorcer « légitimement » sans chercher à aller plus loin, à comprendre ce qui lui fait mal, à prendre le temps du discernement. Cet autre choix, le discernement, peut lui permettre de porter un regard objectif sur la situation. Il devrait alors se poser ces questions :

- « Ai-je le droit d’imposer la quasi-chasteté à mon épouse ? » Ce à quoi il répond « non ».

- « Suis-je en mesure de lui apporter tout ce dont elle a besoin ? » Ce à quoi il répond « non ». (Dans un rapport à deux il n’y a pas que la sexualité ni la manière de la vivre qui entre en jeu. Il y a aussi le besoin, différent selon les moments, d’un rapport de tendresse, d’un rapport de câlins, d’une recherche du père ou de la mère, d’un moment de protection, de soumission, de domination, de fraternité, d’amitié, etc... Tous ces rôles ne peuvent pas forcément être tenus par une seule personne).

- « Suis-je blessé dans mon amour-propre ? » Ce à quoi il répond « oui ».

- « Est-ce que j’aime ma femme ? » Ce à quoi il répond « oui ».

- « Ma femme m’aime-t-elle ? » Ce à quoi il répond « oui ». (La fidélité sexuelle ne représente pas LE critère amoureux, mais n’en est qu’un parmi tant d’autres.)

- « Cette situation prime-t-elle sur tout ce que nous vivons ensemble ? » Ce à quoi il répond « non ».

- « A quelle valeur dois-je accorder le plus d’importance ? Au fait de me sentir blessé dans mon amour-propre ou au fait que nous nous aimons bien au-delà du sexe et que nous faisons, malgré ou grâce à nos différences, des choses formidables ensemble ? »

Cet homme ayant pris le temps d’analyser la situation, il lui restera ensuite à effectuer sur lui le travail nécessaire pour transformer la blessure de son amour-propre en richesse d’une expérience acquise. Et toute sa vision du monde s’en trouvera positivement modifiée.

Madame, de son côté, devra effectuer le même genre de travail. Travail sur le fait d’assumer sa sexualité, sur le fait de ne pas culpabiliser, sur le fait de reconnaître sa raison d’être en couple, etc... Et toute sa vision du monde s’en trouvera positivement modifiée.

Dans cet exemple, il n’y a pas eu de jugement qui rejette la « faute » sur l’autre ou sur soi, mais acceptation d’un fait. Par l’acceptation le terme même de faute disparaît (qui dit « faute » a déjà jugé) pour laisser la place à une situation à gérer, une expérience à vivre, une richesse à acquérir.

NE PAS JUGER, ACCEPTER LA SITUATION, DENOUER LE LITIGE

Chaque difficulté rencontrée (au sein du couple ou autre) est une occasion de grandir. Chaque difficulté que l’on sait appréhender de cette manière donnera la clé pour résoudre la difficulté suivante avec plus de facilités, car c’est un état d’être qui est intégré, une graine de Sagesse qui grandit en nous, jusqu’au jour où nous comprenons qu’il n’y a pas de difficultés, mais seulement un regard mal porté sur un événement.

Ne dit-on pas que tout problème a sa solution et, inversement, que s’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème... ?

Un point à éclaircir : il ne faut pas confondre se renier, c’est-à-dire rejeter une part de soi, et effectuer un travail sur soi, c’est-à-dire guérir de ses blessures.-
- Se renier c’est s’affliger une blessure,
- Ne pas soigner ses blessures c’est se renier.

3ème EPISODE : LA FIN DU COUPLE (facultatif !...)

Maintenant il peut aussi arriver un moment où le couple n’a plus sa raison d’être. Les directions prises sont diamétralement opposées et le couple ne construit plus et empêche la réalisation des individualités, du cheminement propre à chacun. La rupture est alors nécessaire. Le couple a eu sa raison d’être durant un certain temps (1 an, 10 ans, 40 ans...) et arrive le moment où il devient un blocage à l’épanouissement de chacun.

Il faut alors prendre conscience que ce n’est pas une chose qui se casse, qui se termine, mais une chose qui continue. La première raison d’être du couple est l’évolution des êtres qui le constituent, les autres raisons sont plus matérialistes, au même titre que toute constitution de groupe, et consistent à mettre en place des « choses » dans la matière.

L’évolution de ces êtres va croiser, à un moment de leur vie, l’entité couple - au même titre que n’importe quelle autre entité de groupe (travail, ami(e)s, etc...) - à la seule différence que les implications personnelles et émotionnelles seront plus fortes (en principe...). Cette rencontre se fera par le biais d’un partenaire qui correspond à ce que chacun aura à vivre.

Quand arrive le moment de la rupture, il reste encore une grande expérience à découvrir. Apprendre à remercier l’autre et à se remercier soi pour ce chemin parcouru ensemble. Lorsque Monsieur et Madame ont conscience des valeurs qui leur sont propres, la rupture se fera en Amour. Lorsque l’un des deux vivait au dépend ou au détriment (même inconsciemment) de l’autre, la rupture sera douloureuse pour cette personne qui sera mise face à elle-même. Tout s’écroulera alors pour elle qui croyait avoir construit quelque chose (le couple et éventuellement ce qui a été construit par le couple), mais avait oublié de se construire elle-même.

* * * * *

Pour récapituler, retenons qu’il faudrait avoir du couple l’image d’un puzzle. Il est constitué de plusieurs morceaux différents. Dès le début du couple, nous avons avec nous un certain nombre de ces morceaux. Au fil du temps, certains s’ajouteront, d’autres disparaîtront qui ne correspondront plus à l’image que nous souhaitons obtenir, d’autres encore seront transformés par nos expériences.

Plus nous aurons la capacité de réunir un nombre important de morceaux identiques ou complémentaires à deux et plus notre « couple-puzzle » sera réussi. « Identiques » ne veut pas dire que les idées de chacun doivent se ressembler comme deux gouttes d’eau, mais que le terrain d’entente est fiable quant à tel point de vue, construit dans le respect de soi et de l’autre.

Il n’est pas possible de dresser une liste de toutes ces pièces tant elles sont nombreuses et variées dans leurs formes, mais pêle-mêle chacun sera amené à vivre en commun et à harmoniser ses points de vue sur la sexualité, sur l’argent, le travail, la famille, la spiritualité, la culpabilité, la jalousie, les rapports parents-enfants, adultes-enfants, mari et femme, sur l’amitié, l’attachement, etc, etc...

Plus il y aura, de part et d’autre du couple, l’ouverture d’esprit nécessaire à l’acceptation des remises en question des points de vue personnels, plus il sera possible d’ajouter des pièces au « couple-puzzle », et aussi au puzzle de la vie.

Refuser une remise en question, c’est refuser d’emblée une pièce du puzzle. Il ne faut pas s’étonner, alors, de ne pas arriver à l’achever !

Combien de personnes se plaignent de leur conjoint sur un point ou sur un autre et veulent « que ça change » ! Mais, dans la plupart des cas, dès qu’il leur est proposé de regarder en elles en quoi ce-dit comportement de leur conjoint les dérange, ce que cela provoque émotionnellement, en fait dès qu’il leur est proposé de faire un pas vers l’intérieur d’elles-mêmes pour mieux comprendre et donc mieux gérer la situation, un refus se met en place car « c’est à lui de changer et je n’aurai plus de problème ! ». Il est tout à fait possible que le-dit conjoint ait, lui aussi, un travail à effectuer, mais tout ne peut venir de lui. Chacun ne peut s’occuper que de ce qui le concerne. Un comportement en lui-même n’est jamais dérangeant (tant qu’il ne met pas en péril l’intégrité d’autrui), c’est ce qu’il réveille en nous qui nous dérange - mais plutôt que de regarder ce qu’il réveille, il est tellement plus confortable de ne voir que le comportement et de vouloir le supprimer !

N’oubliez jamais que l’harmonie du couple (que ce couple se construise, chemine ou se sépare) dépend de l’harmonie que chacun aura appris à installer en lui.

Pour terminer, je vais retranscrire un extrait du troisième tome du livre « Conversation avec Dieu » de Neale Donald Walsch, aux éditions Ariane. Il s’agit des vœux de mariage prononcés par Nancy et Neale. Si vous êtes marié(e) ou si vous avez déjà assisté à un mariage, vous avez certainement retenu quelques obligations que les époux s’échangent... Comparez !

(le pasteur) :

...Nancy et Neale sont venus rendre public leur amour mutuel ; pour annoncer leur vérité ; pour déclarer leur choix de vivre, d’être partenaires et de croître ensemble...

...Pourquoi se marier ? Nancy et Neale ont répondu à cette question pour eux-mêmes et m’ont donné la réponse... Alors, Nancy et Neale, vous m’avez dit vous entendre tous les deux sur le fait que vous n’entrez pas dans ce mariage pour des raisons de sécurité... ...que la seule sécurité réelle n’est pas dans la possession ni dans le fait d’être possédé... ...ni en exigeant, en croyant, ou même en espérant que l’autre vous fournira ce dont vous pensez avoir besoin dans la vie... ...mais plutôt en sachant que tout ce dont vous avez besoin dans la vie...tout l’amour, toute la sagesse, toute l’intuition, tout le pouvoir, toute la connaissance, toute la compréhension, toute l’affection, toute la compassion et toute la force...résident en vous... ...et que vous ne vous mariez pas dans l’espoir d’obtenir des choses, mais dans l’espoir d’offrir ces cadeaux, afin que l’autre puisse les avoir encore plus abondamment.

...Vous m’avez dit ne pas entrer dans ce mariage afin de vous limiter, de vous contrôler, de vous empêcher de quoi que ce soit ou de vous restreindre l’un l’autre d’aucune façon, de toute expression véritable et de toute célébration honnête de ce qu’il y a de meilleur et de plus élevé en vous - y compris votre amour de Dieu, votre amour de la vie, votre amour des gens, votre amour de la créativité, votre amour du travail, ou tout aspect de votre être qui vous représente de façon authentique et qui vous apporte la joie.

...Finalement, Nancy et Neale, vous m’avez dit ne pas considérer le mariage comme une production d’obligations, mais plutôt comme une offre d’occasions... ...d’occasions de croître, de pleinement vous exprimer, d’élever votre vie à son potentiel le plus élevé, de guérir chaque idée fausse ou mesquine que vous ayez jamais eue à propos de vous-mêmes et de vivre l’ultime réunion avec Dieu à travers la communion de vos âmes... ...que ceci est véritablement une sainte communion...un voyage dans la vie avec quelqu’un que vous aimez comme partenaire égal, en partageant également l’autorité et les responsabilités inhérentes à tout partenariat, en portant également les fardeaux qui peuvent survenir, en jouissant également des merveilles.

...Neale et Nancy choisissent que ce soit aussi un symbole (les alliances) d’unité, mais non de possession ; de jonction, mais non de restriction ; d’encerclement, mais non de piégeage. Car l’amour ne peut être possédé ni restreint. Et l’âme ne pourra jamais être prise au piège.

...Neale, s’il te plaît, répète après moi. ...Moi, Neale...je te demande, Nancy...d’être ma partenaire, mon amante, mon amie et ma femme...Je t’annonce et déclare mon intention de t’accorder mon amitié et mon amour les plus profonds...non seulement dans tes moments forts...mais aussi dans tes moments faibles...non seulement lorsque tu te rappelleras clairement Qui Tu Es...mais aussi quand tu l’oublieras... non seulement lorsque tu agiras avec amour...mais aussi lorsque tu ne le feras pas... Je t’annonce également...devant Dieu et devant ceux ici présents...que je chercherai toujours à voir en toi la Lumière de la divinité...et chercherai toujours à partager...la Lumière de la divinité en moi...même, et surtout...dans tous les moments de noirceur qui pourront survenir. J’ai l’intention d’être à jamais avec toi...dans un partenariat sacré de l’âme...afin que nous puissions accomplir ensemble l’œuvre de Dieu...en partageant tout ce qui est bon en nous... avec tous ceux dont nous atteignons la vie.

...Nancy, choisis-tu de satisfaire à la demande de Neale et d’être son épouse ? (Elle répond : « oui »)

...(Nancy prononce le même vœu).

(Le pasteur conclut...)

Nous reconnaissons avec une conscience entière que seul un couple peut s’administrer mutuellement le sacrement du mariage et que lui seul peut le sanctifier. Ni mon Eglise ni aucun pouvoir qui me soit conféré par l’Etat ne peut m’accorder l’autorité de déclarer ce que seuls deux cœurs peuvent se déclarer et ce que seules deux âmes peuvent rendre réel. Ainsi, à présent, dans la mesure où toi, Nancy, et toi, Neale, avez annoncé les vérités déjà écrites dans vos cœurs et avez été témoins des mêmes vérités en présence de ces gens, vos amis, et l’unique esprit vivant - nous observons joyeusement que vous vous êtes déclarés... mari et femme.

Marc LUCAS

 
 
 
Sophro-Thérapie-Existentielle Méthode Marc LUCAS et son logo sont des marques et modèles déposés.