Le silence de l’été

Remarquez, ça aurait tout aussi bien pu s’appeler le silence de l’automne, le silence de l’hiver ou le silence du printemps. Le silence tout court. Le silence...

Je parle peu cet été, ça fait un bout de temps que je n’ai pas mis d’article en ligne. Un autre rythme, d’autres priorités, ou tout simplement besoin de silence. Ah ! Les vertus du silence. Vous connaissez ? J’ai déjà entendu dire : « le bruit c’est la vie » ; alors le casque ne quitte plus les oreilles qui diffuse sa musique pour « vivre », le verbe est haut et les paroles sont en continu pour « vivre », l’agitation est permanente pour « vivre ». Que cela m’attriste !

Certes, un peu de musique de temps à autre, des échanges verbaux amicaux et constructifs, un peu d’agitation aussi, cela permet d’échanger, de ne pas être coupé des autres. Mais tout cela doit trouver son juste milieu avec le silence, avec ces instants où plus rien d’autre n’existe que l’instant présent, le soi avec soi. Et la vie peut alors s’éveiller. La vraie.

Le silence n’est jamais absolu. C’est simplement l’ouverture à l’écoute de sons que l’on ne percevait plus, l’ouverture à d’autres perceptions, extérieures et intérieures. C’est le chant joyeux d’une mésange ou celui vindicatif d’une pie, le bruissement des feuilles des arbres sous la caresse du vent, le vol lourd d’un bourdon, celui plus vif d’une mouche, le chant des cigales ou des grillons, l’eau de la rivière, le vol lointain d’un avion. Et puis... quand on commence vraiment à être à l’écoute, c’est la voix de notre sage intérieur. Vous savez, ce moment magique où des réponses soudaines surviennent quand on ne les cherche plus, ces intuitions sur la route à prendre pour apaiser nos tourments, ces solutions qui étaient si proches et que l’on cherchait dans un futur hypothétique.

Le silence. Il y a tant à apprendre de lui. Le silence, c’est être là, pleinement présent, tous nos sens en éveil, tout ressentir, tout capter, tout accepter, juste le temps de cet instant que l’on se donne.

Amusez-vous donc à ce petit jeu : allez dans un coin de nature, posez-vous et laissez le silence prendre sa place. Il est là, autour de vous, guettant votre approbation. Il s’approchera comme un animal timide et, s’il voit que vous êtes prêt, il commencera à s’installer en vous. C’est la Paix qui vient vous rendre visite.

Le silence. Il ne faut pas le chercher, il faut juste être prêt à le recevoir. De toutes façons, il est toujours là, présent ; il est juste camouflé par l’agitation née de la peur de le rencontrer. Il a tant de choses à vous dire. Puis, quand vous lui aurez ouvert les portes de votre cœur, quand la Paix sera là, surprenez-vous à accueillir l’insecte qui viendra se poser sur vous. Oh, il y en aura bien un qui viendra vous taquiner ! Surprenez-vous à ne pas avoir votre réflexe habituel de le chasser, voire de le tuer ! mais au contraire laissez-le se promener sur vous, sur votre peau. Si vous êtes dans votre silence intérieur, placé sur votre instant présent, vous ferez corps avec cet insecte, quel qu’il soit, et ce ne sera plus un élément extérieur qui viendra vous déranger, mais une part de vous-même que vous rencontrerez. Vous sentirez physiquement sa présence, mais vous la sentirez comme la main d’un ami qui se pose sur vous.

Essayez. Vous verrez, c’est un petit jeu très amusant pour apprendre à entrer en contact avec l’extérieur sans a priori, sans jugement, sans peur.

Le silence... oserez-vous relever le défi de le rencontrer, de vous rencontrer ?

Marc LUCAS

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