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MANUEL DES EMOTIONS

Si l’on met des mouches dans un grand bocal de verre avec un couvercle, elles prennent tellement l’habitude de ce monde limité qu’elles finissent par se convaincre que rien d’autre n’existe. Quand on enlève le couvercle, elles restent dans le bocal, sauf quelques rares aventurières qui osent sortir du cadre de conscience du groupe. En Inde on attache le bébé éléphant à un piquet de couleur au moyen d’une corde. Une fois devenu adulte l’éléphant restera attaché à ce piquet de couleur par une corde de même grosseur, alors qu’il serait capable, si on l’attachait avec une chaîne à un arbre, de le déraciner en tirant sur les maillons de fer qui le relient à lui ! C’est dans son esprit qu’il a créé sa prison. Une expérience fascinante a été réalisée avec des chats, il y a une vingtaine d’années : des chatons ont été élevés dans un espace où il n’y avait que des lignes horizontales. Dans cet environnement ils apprirent à ne plus voir d’éléments verticaux tant et si bien qu’ils se cognaient aux pieds de chaises ou de tables qu’on introduisait soudain dans leur monde. La même expérience fut faite avec des petits chats élevés dans un décor de lignes verticales. Après un certain temps ils ne voyaient plus les éléments horizontaux. Ces recherches ont montré que le système nerveux se développe en fonction des expériences que nous vivons et de la façon dont nous apprenons à les interpréter. Notre éducation nous apporte des croyances que nous faisons nôtres et que le système nerveux va constamment renforcer en limitant nos perceptions sensorielles à ce que nous avons appris à considérer comme vrai. Notre image du monde n’est donc plus du tout ce qu’il est réellement mais ce que nous avons choisi de croire, en fonction de la programmation que nous avons reçue…

C’est la conscience qui conçoit et crée la pensée, les émotions et la matière. Depuis des millénaires, les médecines et les sagesses de tous les pays du monde l’affirmaient, mais l’ignorance et l’orgueil des premiers savants matérialistes nous a imposé un modèle limité, porteur de mille souffrances pour tous les êtres vivants puisqu’il les enferme dans un cadre réductionniste. C’est un peu comme si on obligeait tous les adultes à mettre des chaussures de pointure 39 sous prétexte que c’est la pointure moyenne de la population ! Mais, heureusement, dans la seconde moitié du vingtième siècle, une science nouvelle a émergé. Ainsi Albert Einstein s’est exclamé :"Il y a équivalence entre la masse et l’énergie. Nous sommes toujours et partout en présence de phénomènes énergétiques, en ce sens que la matière est une organisation particulière de l’énergie. Le corps n’est pas quelque chose de différent de la pensée, pas plus que l’émotion"…

Penser et avoir des émotions ne sont pas seulement des activités abstraites mais correspondent aussi à fabriquer des substances biochimiques qui vont servir de messagers intercellulaires dans notre cerveau et dans toutes les parties du corps.

Lorsque nos pensées et nos émotions sont paisibles et sereines, nous fabriquons des benzodiazépines. C’est du Valium... Le Valium est l’équivalent de la pensée de tranquillité et de calme émotionnel au niveau biochimique cellulaire, non seulement dans les neurones cérébraux mais aussi dans les cellules immunitaires et les cellules de tous les organes.

Lorsque nous acceptons ce que la vie nous donne, même s’il s’agit d’un accident douloureux, nous fabriquons instantanément des endorphines, qui sont de la morphine naturelle, et nous voyons disparaître nos douleurs pour entrer dans une douce euphorie…

Par contre, si nous refusons l’expérience que nous vivons et portons des jugements négatifs sur ce qui nous arrive, nous entrons dans des états émotionnels de peur, de colère, de frustration ou de rancune qui se traduisent, sur le plan neurohormonal, par la sécrétion d’adrénaline et de neurotransmetteurs de stress qui vont paralyser notre système immunitaire et engendrer toutes sortes de troubles dans notre corps.

Toutes les fonctions de notre organisme dépendent de la façon dont nous gérons nos émotions et nos pensées. Lorsque nous sommes contents, notre niveau d’interleukine (une très puissante substance anticancéreuse) augmente de façon significative alors qu’il s’abaisse lorsque nous broyons du noir et n’extériorisons pas nos émotions...

par Johanne RAZANAMAHAY et Christian Tal SCHALLER

(Extraits du livre réédité par les éditions Marco Pietteur sous le titre « VIVRE SA COLERE SANS VIOLENCE, La méthode du tigre » )

 
 
 
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