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Principe 3 : LA LOI DE CAUSE A EFFET

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Principes"

Appelée Karma dans la philosophie hindoue, cette loi résume son principe dans son appellation : une cause = un effet. Ceci n’a rien à voir avec la loi du talion, comme nous allons le voir très vite.

Tout le monde connaît et applique ce principe dans les actes les plus courants de la vie quotidienne. On ferme les robinets pour éviter les débordements, on n’insulte pas un agent pour éviter une contravention, on ne répond pas (trop) à son employeur pour éviter un licenciement, ou quand on fait tout ça on sait que l’acte (la cause) sera suivi d’un effet. Cela s’appelle aussi communément « peser le pour et le contre » avant d’agir pour choisir judicieusement l’acte à poser, mais aussi la parole à prononcer et, moins appliqué, la pensée à développer.

Il faut aussi noter que l’acte non posé, ou la parole non-dite, sont aussi des actes ou des pensées qui auront un effet. Prenons un exemple : vous avez un fort litige avec un tiers. Trois solutions s’offrent à vous :

1) Vous dites ce que vous pensez en vous laissant emporter par vos émotions. Vous insultez la personne, éventuellement vous l’agressez physiquement. L’acte-cause qui a été posé aura probablement pour effet un licenciement pour vous si cette personne était votre employeur ou un jugement en prud’homme si vous étiez l’employeur, une brouille familiale si cette personne fait partie de votre famille, éventuellement des poursuites judiciaires, etc...

2) Vous ne dites rien et « rongez votre frein ». Vous pouvez alors avoir l’impression de ne poser aucun acte, pourtant « ronger votre frein » est un acte. L’acte-cause ainsi posé aura pour effet - mis à part un sentiment de frustration et de ras-le-bol, surtout si ce n’est pas le premier du genre - que vous pourrez aussitôt ressentir une somatisation quelconque, plus ou moins grave selon l’intensité et la répétition du sentiment de « ravaler » vos paroles.

3) Vous savez prendre du recul et dire posément ce que vous avez à dire dans un dialogue respectueux de l’un et de l’autre. Vous assumez cela et les conséquences qui peuvent en découler sachant qu’en étant vous-même vous ne pouvez que vous trouver toujours à votre juste place. Vous n’agressez pas la personne, ni physiquement ni verbalement (il y a une grande différence entre dire : « tu m’as fait ça, c’est de ta faute », et « lorsque tu as dit ça j’ai ressenti cela ». Dans la première formulation vous fermez le dialogue, dans la seconde vous exprimez un fait et laissez le dialogue ouvert). Vous ne vous agressez pas non plus en « rongeant votre frein », vous apprenez à poser vos limites et à vous respecter.

Mais il faut savoir qu’il peut être nécessaire de passer par la première ou la deuxième étape de manière à conscientiser ce qui est le plus juste pour notre équilibre de vie. Les effets produits par une agression ou un « frein rongé » seront en tout état de cause utiles - mais pas obligatoires - puisqu’ils permettent cette prise de conscience : être prisonnier de ses émotions (qu’elles soient extériorisées ou intériorisées) ne conduit qu’à la souffrance.

Comme le but de l’Homme est l’évolution, nous ne devons jamais rester dans un état de pensées, de paroles ou d’actions qui n’irradie pas vers le partage et le respect de l’autre… et de nous.

Donc, tout ce que l’on peut faire, dire ou penser sous le coup d’une émotion (rappelons que l’émotion est le réveil d’une mémoire) aura des conséquences, à plus ou moins brève échéance. C’est ce qui va occasionner regrets ou remords... ou joies... car les actes, paroles ou pensées généreux et spontanés sont parfois dirigés par notre « petite voix » gardienne de notre sagesse et de notre amour inconditionnel. Donner procure de la joie à celui qui reçoit, mais aussi à celui qui donne ; alors donnons, nous nous faisons du bien. Donnons notre temps, donnons notre argent, donnons nos paroles douces et réconfortantes, donnons ce que nous voulons mais donnons juste pour le plaisir de donner, sans rien attendre en retour et sans notion de devoir.

Il y a aussi tout ce qui est fait, dit ou pensé sans imaginer que cela aura un effet, ou alors en imaginant un effet positif pour soi, sachant l’acte négatif pour d’autres. Par exemple le chef d’entreprise qui va « construire » la perte de son concurrent pour récupérer sa clientèle - effet positif apparent : une clientèle supplémentaire, donc des bénéfices financiers supplémentaires. Effets négatifs non tenus en compte : les pertes financières de son concurrent, avec les répercussions sur sa vie privée, familiale, ce qui va entraîner des souffrances vécues aussi par son conjoint et ses enfants, et l’on connaît des situations qui ont mené à la dépression, voire au suicide.

Le « vainqueur » (on parle souvent de guerre commerciale) peut n’avoir aucune conscience de ces effets, n’ayant qu’en vue ses bénéfices personnels, ou il peut en avoir conscience et s’en moquer éperdument. Dans les deux cas il ignore qu’il s’expose à d’autres effets que les bénéfices prévus. Tôt ou tard lui reviendront les fruits de ses pensées, de ses paroles et de ses actes négatifs tels qu’il les aura émis à l’encontre de son concurrent. Ce retour pourra être vécu de différentes façons. Soit sa propre faillite, soit des problèmes familiaux ou de santé, etc... mais ce retour aura lieu. Pourquoi ? Simplement parce qu’il aura émis un champ vibratoire et que toujours les vibrations nous reviennent telles qu’elles ont été émises.

Une vibration ne meurt jamais. Cela veut aussi dire qu’il n’y a pas de temps pré-défini pour que l’effet suive la cause, c’est ce qui fait que le lien n’est pas toujours fait (même rarement fait) entre la cause et l’effet. Et puisqu’il n’y a pas de temps pré-défini, le retour se fera au moment opportun qui peut être plusieurs années après, voire dans une autre vie, mais aussi quelques jours ou quelques heures après. Rappelez-vous que tout est vibration et que la vie s’infinit, donc les « autres vies » ne sont que la suite des vibrations que nous émettons aujourd’hui.

Comprenez bien qu’il ne s’agit pas là d’une « vengeance divine », mais tout simplement d’un choix de notre âme d’aller au bout d’une expérience. Notre propre évolution nous pousse à toujours plus de pureté et d’amour, donc il est parfois nécessaire de comprendre ce qui fait mal (le mal que nous avons fait) pour ne plus avoir besoin de recommencer. L’enfant ne connaît vraiment le feu qu’après s’y être brûlé. A cela sert la loi de cause à effet.

« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

(- la petite voix)  : "Cela veut donc dire qu’il faut s’apprêter à affronter beaucoup de coups durs ! On fait déjà pas mal d’âneries dans une vie alors s’il faut, en plus, tenir compte des vies antérieures…" ...

 
 
 
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