Principe 4 : LA RESPONSABILITE

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Principes"

Selon ce qui a été dit dans les chapitres précédents, comment encore penser que l’autre est responsable de ce qui nous arrive ? Nos pensées, nos paroles et nos actions sont des vibrations qui s’infinissent... et qui nous reviennent, porteuses de ce que nous avons semé. En conséquence, La Responsabilité de ce qui nous arrive nous incombe à 100%.

Je sais que cette affirmation peut paraître excessive, voire inadmissible pour certaines personnes et pour certains faits, et pourtant... Mais il est bien entendu qu’il s’agit là d’une responsabilité sur le plan spirituel et nullement d’une responsabilité selon les apparences de la matière. Il est bien évident que si vous vous faites renverser par un chauffard ivre, la responsabilité, sur le plan de la matière, lui incombe. Mais à des niveaux plus subtils, c’est vous et lui qui avez organisé cette « rencontre », car vous comme lui, à partir de cet événement, aurez des choses à vivre et à comprendre. Votre corps et votre mental peuvent refuser, mais votre âme accepte, et votre rôle est de faire « descendre » cette acceptation du plan spirituel vers le plan de la matière.

C’est par la conscientisation de cette responsabilité que vous pourrez transcender cet événement et évoluer car, je le répète, l’évolution est l’objectif d’incarnation commun à tous.

Vous pourrez faire jouer, dans la matière, tous les éléments auxquels la justice vous donne droit pour être dédommagé(e), cela fait partie de la règle du jeu, mais cela ne vous permettra pas de transcender cette expérience.

Seule l’acceptation d’une responsabilité « au plus haut niveau » permet de sortir guéri et grandi corps et âme d’une expérience douloureuse.

Je dis bien corps et âme. L’âme, je ne reviens pas dessus, j’ai déjà expliqué son désir d’évolution, mais le corps est le véhicule de cette âme. Même si vous restez dans un fauteuil roulant, vous pouvez transcender cette expérience et « guérir » votre corps en ce sens où vous saurez vous servir de lui pour ce qu’il est, et non pour ce qu’il a été. Tous les handicapés qui vivent « corps et âme » sont des handicapés qui acceptent leur corps pour ce qu’il est et ne sont plus prisonniers d’un constant transfert de responsabilité (voir le chapitre sur l’acceptation). Ils ont su traverser ce passage et n’y sont pas restés enlisés, même si leur mental, de temps à autre, peut « râler ». Ils sont dans l’Acceptation d’un fait, Ici et Maintenant : « Cela devait être, cela est, et maintenant je construis ».

Même si la première pierre posée est le refus d’une situation, c’est le fait de se sentir acteur responsable de sa vie qui permet d’agir.

Responsable de sa vie, cela veut donc aussi dire responsable de la gestion de tout ce qui gravite autour de cette vie, responsable de tout ce qui la percute. Tout ce qui arrive dans notre vie nous appartient et nous appartiendra aussi longtemps que nous le souhaiterons, c’est-à-dire aussi longtemps que nous n’aurons pas fait un autre choix de vie, aussi longtemps que nous n’aurons pas accédé aux clefs qui permettent de faire cet autre choix.

Dans l’exemple de l’accident de voiture, tant que vous resterez dans un rôle de totale victime, cette rencontre vous appartiendra en souffrance ; mais, lorsque vous pourrez faire le choix de la transcender, cette situation vous appartiendra en diverses richesses de Vie.

Un autre exemple : vos parents vous ont légué un mode de comportement qui freine votre épanouissement. Vous pouvez passer de nombreuses années à dire : « c’est de leur faute », et cet héritage vous appartiendra jusqu’au jour où vous aurez compris que vous avez le droit et les moyens de vous en dessaisir. Vous aurez alors fait l’expérience de votre responsabilité dans vos choix de vie par rapport à vos parents et vous vous serez affranchi(e) d’une souffrance et d’un blocage.

Je dis bien : « votre » responsabilité, pas celle de l’autre. Il s’agit de « votre » vie et c’est à vous, et à vous seul(e), qu’il appartient de faire ce travail : vous mettre face à vous-même, en comprenant « l’autre » comme un élément qui vous permet de rencontrer cette situation que « vous » avez choisie d’expérimenter.

Seule cette conscience de la Responsabilité va permettre l’épanouissement de l’Etre.

(- la petite voix) : "Pourtant, si mes parents ne s’étaient pas comportés comme ça avec moi, je n’aurais pas ce problème ! Ce sont bien eux les responsables ! Ils n’avaient qu’à agir autrement et tout irait bien pour moi !"

Et la Loi de Cause à Effet ? Et les choix de l’âme ?

Ce que nous vivons est directement lié à ce que nous avons émis, à ce que nous avons choisi.

Cela a déjà été dit. La cause n’est jamais extérieure, seules les apparences le sont. Il n’y a aucune injustice, mais comme il est confortable de se laisser tromper ! Confortable et salvateur dans un premier temps.

En effet, plus l’effet reçu sera intense, plus il sera nécessaire, dans un premier temps, de se décharger sur l’extérieur (souvent une tierce personne, mais aussi sur la vie, sur le mauvais sort ou sur Dieu), le temps de « rassembler ses esprits », selon la formule consacrée. La victime a besoin d’un coupable et le coupable, à son tour, cherchera d’autres coupables puisqu’il se sentira victime d’un résultat qu’il n’escomptait pas (le retour de son acte). Phénomène classique du criminel qui se défendra à travers une enfance malheureuse, du voleur qui se défendra contre une société faite pour les riches, et ainsi de suite. Ceci est tout à fait normal quand le choc ne peut être pleinement géré ; il faut un fusible extérieur à soi pour « accuser » le coup.

Le danger, le piège, c’est de ne jamais sortir de ce mécanisme, de le vivre comme une fin en soi. On ne grandit pas, on n’évolue pas tant qu’on reste enfermé dans ce ressenti. Les personnes qui sont passées au stade suivant, qui ont transcendé leur souffrance première, ont pu renaître à leur vie. Les autres traînent leur douleur et leur rancœur.

Passer au stade suivant, ne l’oublions pas, c’est comprendre que l’autre a été l’instrument qui a permis à l’expérience (en l’occurrence l’effet) d’avoir lieu, mais ce n’est pas lui qui a décidé seul du scénario. Nous (notre part inconsciente), à travers nos pensées, nos paroles et nos actions antérieures, avons mis en place ce scénario et créé le rôle qui nous convenait. L’autre (sa part inconsciente), à travers ses pensées, ses paroles et ses actions antérieures, a mis en place ce scénario et créé le rôle qui lui convenait (toujours l’histoire de la petite âme).

Endosser sa responsabilité, cela veut dire ne plus être victime ou bourreau, mais être acteur (actrice) de sa vie... et alors tout devient possible....

 
 
 
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