Principe 5 : LES RÉFÉRENCES

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Principes"

Au commencement il y a l’enfant

  « Je viens en ce monde, je suis dans le ventre de ma mère ».

« JE ». Je dis « je » pour que chacun puisse s’approprier ce texte de façon à ce qu’il fasse « résonance » dans le vécu profond, mais aussi parce que le « je » c’est la case départ, la base de l’édifice, l’édifice de la vie, de notre vie,... de ma vie.

  « Je suis dans le ventre de ma mère. J’entends battre son cœur. Elle me parle, puis d’autres voix, et des ressentis, plein de ressentis. Vous savez, ces choses qui sont au-delà des mots.

Mes premières informations pour diriger ma vie.

Je nais. La lumière, le froid, le bruit. Je réagis et j’enregistre. « Arreuh ! » « Maman » « Papa » « 1+1=2 » « Participe passé »... J’apprends. « Pas les doigts dans le nez » « Dis bonjour à la dame » « Tu as vu tes notes ? » « Tu devrais faire ça » « 1515 Marignan » « Tu vas te planter » « Théorème de Pythagore » « Pas de ça dans la famille » « Avec ce qu’on a fait pour toi » « Passe ton bac on verra après » « Tu es bien comme (au choix...) ».

J’apprends toujours et encore ».

Nous avons beaucoup appris dans notre vie, et tout ce que nous avons appris, ressenti, enregistré, consciemment ou non, sert de références à nos pensées, à nos paroles et à nos actions.

Comme nous venons de le voir, ces références, que j’appelle les « références racines », nous sont données tout au long de notre vie par nos éducateurs (parents, enseignants, médias, etc...). Quand je dis « tout au long de notre vie », je devrais plutôt dire : « tout au long de nos vies », car nous avons en nous l’empreinte vibratoire de nos vies passées et nous pouvons, dans cette vie, être les dépositaires de « mémoires de travaux en cours ».

Ces références peuvent aussi être acquises par de nouvelles expériences et le résultat, vécu positivement ou négativement, de la première expérience sera la référence racine.

Cette première expérience étant, bien entendu, elle aussi sous-tendue par les références que nous pouvons avoir de certains actes posés.

Prenons un exemple : vous faites du ski pour la première fois, vous n’avez aucune référence à ce sujet n’ayant jamais connu de skieur ni même vu de reportage à la télé, mais vous avez des références sur ce qu’une chute peut engendrer. Vous savez que la neige, ça glisse et que vous pouvez tomber. Ces références de chutes seront déterminantes dans votre première expérience de glisse selon l’intensité que vous donnerez à la peur de chuter. Cette première expérience de ski pourra alors devenir une référence « Joie de la glisse » ou une référence « Danger ! Chutes et bris d’os ».

Ces références racines provoqueront un effet boule de neige (sans jeu de mots !) avec toutes les autres situations analogues vécues ultérieurement. Une boule de neige qui sera bien sûr renforcée par l’idée que vous vous ferez de ces-dites situations. Plus vous cultiverez la peur, plus vous engendrerez de chutes et, en conséquence, plus vous renforcerez l’idée que vous avez raison d’avoir peur. Par contre, si vous avez confiance, vous progresserez, et les chutes éventuelles seront vécues comme de simples incidents de parcours nécessaires à l’apprentissage. Ainsi, petit à petit, se renforcera un ancrage négatif ou positif.

Un autre exemple : votre mère (vous êtes une fille) a eu un accouchement extrêmement difficile (votre naissance). Au moment de la naissance vous avez enregistré les souffrances de votre mère, voire de la culpabilité à la faire souffrir si les mots n’ont pas été dits pour vous « désapproprier » psychologiquement cette souffrance. Ensuite votre mère n’a eu de cesse de rappeler ses souffrances à chaque naissance dans la famille, douleurs accréditées par les nombreuses femmes que vous avez côtoyées. Sans, vous-même, avoir encore connu d’enfantement, vous vous serez construit une idée de ce que cela peut être, à savoir souffrance. Cette idée sera votre référence racine. Lorsque vous serez enceinte, malgré les réconforts que vous recevrez, vous pourrez avoir tendance à conserver cette référence racine mise en place dès votre naissance et à donner plus d’importance aux extrapolations négatives de l’accouchement qu’aux extrapolations positives. Il existe pourtant des femmes qui vous diront « pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste... ». Le jour de votre accouchement, vous serez « en attente » de la douleur qui sera alors exacerbée et renforcera en vous l’idée première : l’accouchement est une chose extrêmement douloureuse. Et ce que pensent actuellement certaines femmes en lisant ces lignes : « on voit bien que c’est un homme qui écrit, il ne sait pas ce que c’est. Moi j’ai souffert et je peux en parler... » ne fait que renforcer l’idée de la souffrance qu’elles s’en font. C’est le serpent qui se mord la queue, c’est l’œuf et la poule, etc... Mais disant cela je ne nie absolument pas les douleurs de l’accouchement, je dis simplement qu’elles ne sont pas systématiques, comme ne sont pas systématiques les douleurs chez le dentiste alors que nous savons tous qu’elles sont profondément ancrées dans notre système de pensées.

Ce qui est systématique, c’est qu’une pensée renforce une expérience qui elle-même renforce la pensée qui alors renforcera l’expérience à venir qui à son tour...

(- la petite voix) : "Comment faire alors ?"

Comme il a déjà été dit, tout est vibration et la vie s’infinit, donc rien ne se perd. Tout est présent en nous sous forme de champs énergétiques que nous symboliserons, dans les exercices de la S.T.E., comme étant des « pièces » dans notre subconscient, pièces qu’il nous faut nettoyer quand ces références deviennent des obstacles à notre épanouissement.

Je le répète, Tout a été enregistré.

Il ne faut pas simplement se fier aux images que nous avons conservées. Ces images (mais aussi ces sons, ces odeurs,...) sont la traduction par notre cerveau d’un champ d’énergie enregistré. Mais tout n’est pas traduit par ce cerveau. Qui plus est, certaines scènes ont été volontairement censurées par notre « inconscient » par nécessité de mettre de côté une réalité trop encombrante. Ce refoulement a été un réflexe de survie parfois indispensable, mais la « cassette » n’a pas pour autant été effacée...

 
 
 
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