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Quelques histoires
Extrait tiré du livre « En Chemin vers Soi, les 7 Clefs »

Quelques exemples des résultats obtenus lorsque cet ordre « Je Suis » - « je fais » - « j’ai » est respecté, quelques exemples où la Providence a répondu « présente » à ceux qui lui ont fait confiance.

• Ma première année d’études en Sophrologie
• Où tu as à faire tu auras les moyens de te rendre
• Encore une tuile
• Passe, passe le temps

Ma première année d’études en Sophrologie :

Je vais commencer par cet exemple car il est, sommes toutes, à l’origine de ce livre. Il n’y aurait pas de Sophro-Thérapie-Existentielle sans la Sophrologie ; il y aurait autre chose, peut-être de très semblable, mais qui porterait sûrement un autre nom.

Mon épouse (Françoise) et moi-même étions à l’époque à Paris, c’était en 1991. Je travaillais alors pour un tapissier (qui, lui aussi, a été mis sur ma route par la Providence. C’est, depuis, devenu un ami et je profite de ces quelques lignes pour lui rendre hommage et lui dire merci), tapissier qui dû traverser quelques temps difficiles qui l’obligèrent à licencier son personnel. De mon côté, cela signifiait qu’il était temps que je remette en question ma façon de concevoir le travail. Comme je l’ai dit plus avant, en moyenne tous les trois ans je me retrouvais sans emploi ; soit je me mettais à mon compte et « coulais », soit j’étais employé dans une entreprise qui venait à couler elle aussi. Ce tapissier devait être le dernier de la série...

En prenant le temps d’observer mon fonctionnement, je m’aperçus que je concevais le travail comme une obligation pour vivre. Erreur fatale ! Mais eurêka ! J’ai trouvé ! Il faut vivre, tout simplement, et il faut mettre en place « l’art de vivre » pour que découle l’activité nécessaire à l’accomplissement de cet art de vivre. J’étais dans le « je fais » pour « avoir ». Je n’avais jamais tenu compte du « Je Suis », et pour cause, ça n’avait jamais fait partie de l’enseignement reçu. Ce que je voulais vivre, je le savais. La Vie m’avait appris tant et tant de choses merveilleuses depuis quelques années (j’en ai parlé en début de livre) que j’avais envie de partager cela. Oui, mais comment ? Je ne pouvais tout de même pas ouvrir un cabinet et mettre une pancarte : « Venez me voir j’ai des choses à vous dire » ! Dame Providence m’indiqua le chemin à prendre alors que je faisais du rangement. Je découvris en effet, au fond d’un carton, un livre sur la Sophrologie que Françoise m’avait offert 10 ans plus tôt. De déménagement en déménagement il s’était endormi et je l’avais oublié. Je l’ai alors ouvert, relu et « bon sang, mais c’est bien sûr ! », voilà ce que je devais faire : j’allais apprendre la Sophrologie. Il y avait là à la fois une technique et une philosophie de vie, tout au moins pour ceux qui acceptent de la concevoir comme cela. Entre la pensée et l’acte il s’est passé quelques semaines ; comment trouver une école sérieuse ? Puis un jour je me décidai à taper « Sophrologie » sur le minitel et plusieurs écoles se proposèrent. Je fis des demandes de documentations et jetai mon dévolu, intuitivement, sur l’une d’entre elles. Ce n’est que plus tard que je sus qu’il y avait différents courants de pensées mais, coup de Providence, je rencontrai celle qui me convenait : une école Caycédienne qui me permit d’étudier les deux dernières années auprès d’Alfonso Caycedo, le créateur de la Sophrologie. A cette époque cela avait de l’importance pour moi qui étais encore à vouloir ce qu’il y avait de mieux ; et qui, mieux que le créateur, pouvait enseigner sa méthode ? Aujourd’hui j’ai beaucoup relativisé (disons que je place le créateur sur un autre plan)... mais à l’époque cela me correspondait.

Le coût de la première année de formation (il y en avait 4, plus des stages complémentaires) était de 8 000 Frs. Je n’avais pas cette somme, mais j’avais une autre richesse : la Foi. Je me dis donc que ce que j’avais à faire, là, sur le plan de la matière, c’était de signer le bulletin d’inscription et d’envoyer les chèques (l’année était réglable en totalité dès le début, mais avec la possibilité de donner trois chèques, ce que je fis). Je signai donc le bulletin et le glissai dans l’enveloppe accompagné de trois chèques, pour un montant de 8 000 Frs. Je dis alors : « j’ai fais mon boulot, maintenant, les petits Amis de l’Invisible (Providence), à vous de jouer. Le financement, c’est votre domaine ».

Dès le lendemain, alors que je venais de poster le bulletin d’inscription, on me proposa un travail supplémentaire qui devait me rapporter 2 500 Frs, travail qui n’était pas encore terminé qu’une « allonge » suivit, puis une autre... et quand les 8 000 Frs furent atteints, il n’y avait plus de travail. Merci la Vie !

J’avais posé un acte de Foi. J’avais agi dans la matière en me reliant au spirituel. J’avais été à l’écoute de mon « Je Suis » et j’ai posé les actes en conséquence, sans lancer la boîte à mauvaises pensées du genre : « oui, mais... ».

Je Suis, Je fais, J’ai.

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Où tu as à faire, tu auras les moyens de te rendre :

Encore un exemple parmi tant d’autres.

Après notre aventure Paloise, nous voici de retour à Paris, histoire de nous refaire une petite santé financière. Enfin, quand je dis Paris, je devrais dire sa banlieue, voire sa grande banlieue, au sud, car l’épisode que je vais vous narrer prend sa naissance à Corbeil, dans le département de l’Essonne. A cette époque, Françoise travaillait à Aubervilliers - banlieue nord de Paris - et moi à Pigalle, au nord de Paris aussi. Il fallait compter entre 3 heures et trois heures et demie de transport par jour, ce qui est, malheureusement, le lot de bien des banlieusards.

Personnellement, je travaillais depuis peu à Paris. J’étais avant dans la même banlieue que notre lieu de résidence mais, sempiternelle rengaine, je m’étais retrouvé sans emploi. La Providence (mais je ne vais pas vous expliquer comment, ça risque de faire trop...) a mis sur ma route le tapissier dont j’ai parlé dans le premier exemple. Il me versait alors un salaire que je n’avais encore jamais touché jusqu’à présent - ni même approché - et m’avait assuré du travail pour trois mois, sans pouvoir s’engager plus.

Un soir de grève des transports, débarqués sur les voies de la S.N.C.F. pour finir le trajet à pieds, nous arrivâmes chez nous vers 22 heures. Françoise, arrivée quelques instants après moi, me dit : « cette fois-ci y’en a vraiment marre, ce n’est plus possible, je veux habiter sur Paris ! ». Personnellement, Paris était pour moi synonyme de trop de bruit et de loyers exorbitants, mais, ce que femme veut... Après avoir balayé des idées préconçues, je dis : « pourquoi pas ? cherchons ». Ce que nous fîmes.

Il ne fallut pas plus de trois visites pour qu’un appartement fasse « tilt » (appartement que Françoise avait vu en rêve quelques temps plus tôt). J’étais seul pour aller le visiter la première fois. J’avais bien repéré son emplacement sur le plan, mais quand même, au fur et à mesure que j’avançais dans les rues je me disais : « non, c’est par là ? ». « Par là » voulait dire que je m’approchais de plus en plus de la butte Montmartre, que cet appartement se trouvait à 5 minutes à pieds de mon lieu de travail, et qu’il était au pied du Sacré-Cœur, face au funiculaire pour ceux qui connaissent. Un lieu magique entre tous ! Bien entendu le loyer était à la hauteur des loyers de Paris, mais environ 1 000 Frs moins cher que ce que cet emplacement valait. Le seul problème qui aurait pu se poser, c’est que je n’étais embauché que pour trois mois, alors je me dis : « si On nous permet de l’avoir, c’est que nous pourrons y rester. Quand nous serons dans les lieux nous trouverons toujours le moyen de payer le loyer »… Et nous entrâmes dans les lieux. Qu’arriva-t-il alors ? Je gardais mon emploi 3 ans avant d’être (encore) licencié… Mais, comme nous avions encore besoin de cet appartement (sur notre Chemin d’Evolution), je trouvais des petits boulots de temps en temps. Ce temps parisien nous permit de faire ce que nous ne pouvions pas faire en habitant en banlieue, à savoir suivre différents stages dans Paris même, sans avoir à rentrer à une heure du matin (les transports…), entreprendre ma formation en sophrologie, partager cet espace en différentes occasions, etc... Et le moment venu, nous avons quitté ces lieux pour venir sur Bordeaux où une autre maison nous attendait, encore offerte par la Providence.

Nous avions posé un acte de Foi. Nous avons agi dans la matière en nous reliant au spirituel. Nous avons été à l’écoute de notre « Je Suis » et nous avons posé les actes en conséquence sans lancer la boîte à mauvaises pensées du genre : « oui, mais... ».

Je Suis, Je fais, J’ai.

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Encore une tuile ?

Pour ne pas sans cesse parler de nous, je vais prendre la plume au nom d’un Ami très cher - Ami aujourd’hui « disparu » - connu de beaucoup pour son charisme et tout cet Amour qu’il savait si bien partager. Parents de 25 enfants, ils avaient su développer - son épouse et lui-même - une vision « autre » de la vie. Ils avaient su découvrir cette merveilleuse Providence. Dans cette petite histoire, il (je l’appellerai Patrick) était en train d’agrandir une maison pour loger tous ses enfants. Un ami l’aidait dans cette tâche qui consistait alors à clouer les liteaux qui allaient recevoir les tuiles de cette annexe. Cet ami lui dit alors : « Mais où sont les tuiles ? » – Lui de répondre : « Pour l’instant nous en sommes aux liteaux, les tuiles seront là quand nous devrons les poser ». Quelques jours après, ce travail étant pratiquement terminé, l’autre se dit que le soleil devait avoir tapé un peu fort sur la tête de son co-équipier, mais il garda son scepticisme pour lui. Alors que Patrick clouait toujours, le téléphone sonna. L’ami alla décrocher et une voix dit : « Bonjour, je suis un voisin de la famille P. J’ai appris par le facteur que vous faisiez une toiture. J’ai fait refaire entièrement la mienne, les anciennes tuiles sont là, si vous les voulez, je vous les donne ». Cet homme en resta bouche bée ! Il va sans dire que, une fois le tri effectué entre les bonnes tuiles et les trop abîmées, il restait juste ce qu’il fallait pour couvrir la maison…

Des anecdotes comme celles-là, Patrick savait en narrer des heures entières.

Il savait poser des actes de Foi. Il savait agir dans la matière en se reliant au spirituel. Il savait être à l’écoute de son « Je Suis » et poser les actes en conséquence sans lancer la boîte à mauvaises pensées du genre : « oui, mais... ».

Je Suis, Je fais, J’ai

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Passe, passe le temps… :

Un dernier exemple pour clore ce chapitre, exemple un peu différent car il s’agit de la notion du temps : ce temps qui n’existe que dans notre conception mentale, ce temps si relatif, ce temps auquel nous attachons tant d’importance...

Je travaillais alors à Paris. C’était le plein boom des cassettes vidéo et l’entreprise dans laquelle j’étais employé installait des vidéo-clubs dans les comités d’entreprises. Mon boulot consistait principalement à préparer les commandes et effectuer les livraisons de rotation de stock.

Je me souviens de ce jour où je devais livrer un comité d’entreprise dans la banlieue parisienne. Je connaissais le responsable de ce comité comme quelqu’un d’un peu coléreux et, avec lui, il ne s’agissait pas de louper une livraison. Or, ce jour là…

C’était un vendredi en fin d’après-midi, l’heure des sorties de bureaux, l’heure des départs en week-end. Un vendredi Porte d’Auteuil et je devais me rendre dans une banlieue dont je tairai le nom pour que cette entreprise ne se reconnaisse pas… Toujours est-il que, de mon point de départ à cette entreprise, il y avait 20 minutes de voiture « en temps normal », c’est-à-dire lorsque la circulation est parfaitement fluide. J’avais pris du retard dans mes livraisons, et je partais de la Porte d’Auteuil à 16 heures, sachant que ce comité fermait ses portes à 16h30. Mission impossible pour qui connaît les sorties de Paris – ou d’autres grandes villes – le vendredi soir. Mon mental me disait qu’il me faudrait bien ¾ d’heure à une heure pour y arriver et que je ferais aussi bien de rester là et de reporter cette course. Mais voilà, j’étais déjà dans les bouchons, au pas à pas, et je pensais à cet homme si « chaleureux » qui m’attendait… Après un petit moment de « légère » angoisse, de pensées négatives du style « je n’y arriverai jamais », j’ai fini par oublier ma montre. Puisque j’étais en route, autant laisser faire les choses. Je me suis alors mis à être dans l’Ici et Maintenant, aucune pensée parasite, aucun « oui, mais… » ; rien de tout cela. Ici et Maintenant. Pas à pas.

J’arrivais alors au lieu du rendez-vous et mon regard se porta sur ma montre. Il était 16h20… Je n’ai rien compris, mais je « n’avais pas le temps » de me poser de questions. Je livrais mes cassettes et à 16h30 je prenais le chemin du retour. Là, sur ce chemin du retour, j’ai pris conscience de ce qui était arrivé. J’ai pris conscience de la relativité du temps. J’ai pris conscience que, lorsque l’on est dans l’Ici et Maintenant, lorsque les pensées cessent leur course folle, tout devient possible.

J’avais vécu un de ces petits « miracles » qui peuvent jalonner notre quotidien quand on lâche prise. Savoir poser les actes sans lancer la boîte à mauvaises pensées du genre : « oui, mais... ».

Je Suis, Je fais, J’ai

 
 
 
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